Fatal dimanche : tout s’arrête

Nicci french

455 pages

Fleuve Édition, avril 2018

Dans ce septième opus, le couple d’écrivains nous conte la fin de l’histoire de Frieda Klein commencée dans Lundi mélancolie – Le jour où les enfants disparaissent.

Rappel : Dans le premier ouvrage, on faisait la connaissance de la psychologue, avec la mise en place de tous les personnages (sa belle-sœur Olivia, sa nièce Chloë, son patron Reuben, le maçon Joseph notamment) ainsi que de celui – Dean Reeve – qui va « prendre soin » de Frieda car il veut être le seul à la tuer. L’histoire de cette obsession se poursuit ensuite sur tous les tomes, chacun développant également un cas particulier.

Frieda ne peut s’empêcher de résoudre des affaires criminelles : si un détail la gêne, elle ne peut y échapper, elle est obligée de trouver elle-même ce qui cloche, même en dépit de la loi. Et quelquefois aux confins de la folie, car elle se sent traquée et on ne la croit pas.

Fatal dimanche :

La psychologue en butte à un tueur obsessionnel, qui n’a eu de cesse de se protéger et de protéger son entourage de cet homme horrible, tout en résolvant au passage quelques histoires criminelles, est à nouveau la cible d’attaques : un cadavre est retrouvé sous le plancher de sa maison, sa nièce est enlevée, ses autres proches sont tabassés.

Mais Dean Reeve n’est peut-être pas le seul à incriminer.

Frieda va devoir à nouveau écouter son instinct, coller les indices et aller à l’encontre de la police et de la presse qui piétinent ou trouvent des suspects « naturels » mais qui ne correspondent pas à la réalité des faits.

J’ai bien aimé encore une fois l’atmosphère particulière à ces romans, avec les déambulations de Frieda dans Londres qui lui permettent de réfléchir (et regretté que l’édition lue ne comporte pas de carte comme dans les précédents ouvrages), ainsi que les personnages attachants qui gravitent autour d’elle et qui l’envahissent aussi parfois.

On peut ne pas aimer la fin du roman et de la série : pour ma part, je l’ai trouvée très cohérente avec la personnalité de Frieda et l’esprit d’ensemble.

Je recommande cette série à ceux qui aiment les thrillers et les énigmes à long terme.

Citation :

« Frieda eut une pensée pour la famille au sein de laquelle elle avait grandi : un père qui avait mis fin à ses jours, une mère qui n’avait jamais eu envie d’enfants et l’avait affirmé jusque sur son lit de mort, des frères qui nourrissaient ressentiment et réprobation à son endroit et qu’elle ne voyait jamais. Les liens du sang. Sa véritable famille, faite de bric et de broc, déglinguée et chahuteuse, se trouvait ici, dans cette pièce bruyante et surchauffée. »

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