Leona : la fin justifie les moyens

Jenny Rogneby

Traduit du suédois par Lucas Messmer

540 pages

Pocket, 2018, Presses de la cité 2017

Leona, la policière aux méthodes très particulières, revient dans un deuxième opus.

Divorcée, criblée de dettes, son usurier lui met la pression pour être remboursé. Alors Leona va mettre au point un coup imparable. Mais pour cela, elle va devoir s’entourer de complices. Quoi de mieux que d’organiser des petits cours du soir à l’usage exclusif de malfrats déjà aguerris et qu’elle pourra utiliser pour commettre son méfait!

Cependant, en parallèle, sa vie de policière continue. Une attaque à la bombe a en effet visé le parlement et le principal suspect, Fred, qui s’en est sorti très amoché, est dans une chambre d’hôpital. Leona est chargée de l’interroger sur ses potentiels complices et risques de commission d’autres attentats.

Mais voilà que Fred refuse de répondre, que l’usurier de Leona la menace ainsi que sa famille, et que les petits plans de la jeune femme ne tournent pas comme prévu.

J’ai trouvé amusant, comme dans le premier tome, de retrouver la policière toujours à la limite de la légalité, voire même dans l’illégalité la plus totale. Les cours du soir sont intéressants, les histoires parallèles sont plutôt bien ficelées.

Mais il y a de nombreuses longueurs dans l’ensemble et j’ai eu beaucoup de mal à terminer ce livre. J’ai failli l’abandonner en chemin car le rythme était insuffisamment soutenu à mon goût.

Je ne regrette cependant pas d’avoir lu ces deux tomes.

Citations

« Je l’ai observée. Peut-être n’était-ce qu’un hasard que je sois assise de ce côté de la table, et elle de l’autre. Une fois de plus, j’ai été frappée par la fine frontière qui séparait les policiers des criminels.

Le désir d’adrénaline. La sensation de détenir le pouvoir sur d’autres personnes. La proximité de la violence. Les deux métiers étaient très similaires, mais leurs idéologies étaient diamétralement opposée. En outre, d’un point de vue purement financier, à niveau de compétences égales, un agent de police était toujours plus pauvre qu’un criminel.

La vie de policiers était palpitante les trois ou quatre premières années. Passé cette période, j’en avais très vite été blasée. La réglementation était si stricte que notre impact était quasi inexistant. Dans le monde criminel, on était libre. On se fixait ses propres limites. »

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