Un cri sous la glace

Camilla Grebe

447 pages

Calmann-Levy, 2017

Stockholm. Flic désabusé, Peter doit enquêter sur le meurtre d’une jeune femme inconnue dans la maison d’un « gros bonnet », Jesper Orre, patron d’une chaîne de magasin de vêtements pour hommes. La tête de la jeune femme, posée près du corps, semble regarder le visiteur.

Emma, jeune employée de la société de Jesper Orre, raconte comment elle a fait la connaissance de son patron, en est tombée amoureuse, a tenu secrète leur liaison et ponctue sa narration de souvenirs de sa vie familiale entre deux parents alcooliques.

Hanne, ancienne consultante profileuse de la police, reprend du service pour cette enquête. Car la méthode employée pour tuer la jeune femme est la même que celle sur laquelle elle a travaillé dix ans auparavant, qui concernait cependant un jeune homme. Mais Hanne est également soucieuse : elle a eu jadis une relation avortée avec Peter, et à présent elle est atteinte d’une maladie affectant sa mémoire.

Et il s’avère que Jesper Orre a disparu.

Les trois personnages précités font tour à tour vivre l’histoire. Et l’on découvre l’existence plutôt meurtrie de chacun et ses ressentis, au fur et à mesure de l’avancée dans le roman.

C’est le premier livre de Camilla Grebe que je lis, j’aime beaucoup son écriture, sa façon de donner de la substance à ses personnages, sans complaisance aucune : leurs défauts sont patents, leurs failles psychologiques complexes, mais le talent de l’auteure amène le lecteur à s’attacher à ces acteurs malgré eux d’une histoire macabre. Cet entrelac de souvenirs, de présent, et d’enquête criminelle est une vraie réussite!

Citations

« Nous ne sommes rien d’autre que la voiture-balai de la société, nous nouons des fils déliés lorsque le tissu s’est déchiré et que l’inimaginable s’est produit. »

« On ne peut pas faire confiance aux femmes.

Non pas parce qu’elles seraient moins intelligentes que nous, mais plutôt parce que nous, les hommes, n’avons ni le courage ni l’énergie de démêler ce qu’elles ont derrière la tête. Nous nous retrouvons par conséquent dans une position constante d’infériorité vis-à-vis d’elles –dont nous avons l’entière responsabilité. »

« La plupart des gens ont de petits secrets inavouables dont ils ne parlent pas volontiers, mais très rares sont ceux qui tuent et décapitent leurs congénères. »

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