G comme Gibier

Sue Grafton

265 pages

Pocket,1994, Presses de la cité, 1992

La détective privée Kinsey Millhone, 33 ans aujourd’hui, est chargée d’enquêter sur la disparition d’une vieille dame, Agnès, pour le compte de sa fille inquiète, Irène. En parallèle, elle fait l’objet d’un contrat sur sa tête porté par un détenu dont elle a aidé à l’arrestation.

Elle devient donc le « gibier », d’où le titre du livre. Et pour se protéger, elle la solitaire va être obligée d’avoir recours aux services d’un confrère, Dietz, qui va lui servir de garde du corps.

Depuis Santa Teresa où elle exerce, jusqu’à une petite communauté d’humains retirée du monde, des routes désertes où un accident est si vite arrivé jusqu’aux hôtels de luxe, Kinsey va devoir s’adapter pour mener à bien son enquête. Car aussitôt retrouvée, la vieille dame disparaît à nouveau, jetant sa fille dans une nouvelle angoisse, d’autant qu’Agnès semble perdre la tête.

J’ai déjà apprécié quelques livres de Sue Grafton mettant en scène Kinsey Millhone, mais cela faisait quelques temps que je n’en avais pas lu les aventures.

J’aime toujours autant son écriture, la façon dont elle met en scène cette détective privée qui résoud des affaires avec les moyens du bord. On est fin des années quatre-vingt, ce qui signifie pas de téléphone portable, sa voiture à bout de course, les copines des locaux voisins de son bureau qui veulent la caser absolument. Kinsey est la version féminine du détective privé perpétuellement fauché, cigare, complet veston et imperméable en moins, sa panoplie se résumant généralement à un jean et des baskets! Sa volonté est toujours d’aller au bout de son enquête pour satisfaire le client… mais aussi pour être payée.

Ce qui m’a particulièrement plu dans ce livre, c’est que Kinsey n’est pas libre de ses mouvements, la menace de mort bien réelle l’obligeant à composer avec son emploi du temps, ses déplacements et les contraintes de la cohabitation forcée avec Dietz.

Un bon polar plein de rebondissements.

Citation

« – C’est un tueur au rabais. 1500 dollars par tête de pipe.

⁃ Pour une somme pareille, insista Dietz, il ne va pas traîner dans le coin très longtemps. Le coup n’est rentable pour lui que s’il fait vite.

⁃ Évidemment, marmonnai-je. Nous ne voudrions tout de même pas qu’il se fasse engueuler par son comptable. »

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