Ma sœur, serial killeuse

Oyinkan Braithwaite

Traduit par Christine Barbaste

239 pages

Éditions Delcourt Littérature, 2019

Lu 17/02/2019

Un grand grand merci aux Éditions Delcourt Littérature pour l’envoi de ce livre dont la couverture me plaît toujours autant!

Nigeria. La narratrice, c’est Korede. Sa sœur, c’est Ayoola. Korede est laide, Ayoola est magnifique. Enfin, ça c’est ce qu’on voit.

Parce que Ayoola a la fâcheuse tendance à aimer se faire aimet des garçons, mais à ne pas les supporter bien longtemps. Et que ses réactions sont plutôt radicales. Et que ça se traduit souvent par un appel à sa sœur pour faire place nette. Or Korede, qui aime beaucoup sa sœur, n’en peut plus de se rendre complice de la disparition de ses conquêtes. D’autant que Korede est infirmière, et que son rôle, c’est tout de même de favoriser la vie des gens, pas le contraire!

Alors Korede déborde, il lui faut parler, se confier! Et quoi de mieux que ce patient dans le coma pour épancher tous ses petits secrets inavouables ? Et surtout en profiter pour expliquer la position de chacune des sœurs au sein d’une famille africaine complexe, dont l’ombre du père disparu rôde encore.

D’autant plus que Ayoola a décidé de séduire l’homme que Korede aime en secret : comment alors concilier la protection de cet homme avec l’amour de sa sœur ? Et enfin satisfaire leur mère qui rêve de voir mariée sa préférée Ayoola?

Avec humour et dérision, entre crimes bien noirs et tendresse familiale, Oyinkan Braithwaite livre une satire sociale d’un pan de vie africaine entachée de corruption et de traditions douteuses, dans un livre impossible à lâcher. J’ai ri, je me suis étonnée, j’ai été choquée, et j’ai tout aimé, que dis-je, j’ai adoré, oui même la fin, qui me semble dans la continuité totale de ce qui précède.

Citations

« Cela prend beaucoup plus de temps de se débarrasser d’un corps que de se débarrasser d’une âme, surtout quand on souhaite ne laisser aucune preuve du meurtre. »

« Si j’étais convaincue qu’elle est amoureuse de lui, je pense que je pourrais me réjouir pour eux. Oui, j’en serais capable, je crois. Mais elle ne l’aime pas et, pour une raison qui m’échappe, il n’y voit que du feu. Il est aveugle, ou alors ça lui est égal. »

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2 réflexions sur « Ma sœur, serial killeuse »

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