Killeuse

Jonathan Kellerman

506 pages

Éditions France Loisirs, 2019, Éditions du Seuil, 2018

J’aime beaucoup les romans de Jonathan Kellerman, écrit seul telle la série mettant en scène Alex Delaware ou à quatre mains avec son fils Jessie, dans la série du Golem.

Alors un one shot, ou peut-être le début d’une nouvelle série, cela me plaisait bien.

Le début du livre est particulier : une psychiatre, Grace Blades, spécialisée dans les troubles post-traumatiques le jour, lève des hommes dans les bars le soir. Bon, pourquoi pas ?

Et lorsque l’homme avec qui elle a eu un rapport la veille s’avère être son nouveau patient, qu’il se fait tuer et que, de surcroît, il semble être une figure de son passé, pourquoi pas non plus?

Mais là où cela devient invraisemblable, c’est que Grace part seule à la recherche des tueurs, la police est inexistante.

J’ai été très partagée durant cette lecture : intéressée par l’approche psychologique puisqu’on retourne dans l’enfance et la construction de la vie de Grace, entre parents violents, placements en foyer et découverte de son mentor Malcolm. L’auteur démontre ainsi combien une enfance malmenée va engendrer de graves failles dans la personnalité de l’adulte. Il détaille les peurs de Grace enfant, puis jeune adulte, sa lutte perpétuelle pour la survie dans un monde qui ne lui ressemble pas. Avec tout de même quelques phrases-clichés et des références à Alex Delaware dont l’auteur aurait pu se passer…

Mais j’ai été peu convaincue par sa quête du tueur, digne d’un (mauvais) roman d’espionnage. Comment cette psychiatre peut-elle se transformer dès qu’elle se sent en danger en chasseuse à son tour? Les perruques, les téléphones jetables, bref, la totale, cela fait too much!!! (Et je m’arrête là pour ne pas spoiler).

Sans parler de la traduction du titre, qui n’a rien à voir avec l’original : The Murderer’s Daughter.

J’ai trouvé ça long, limite ennuyeux car trop verbeux et j’ai mis du (trop de) temps pour lire le roman jusqu’au bout car malgré tout je voulais connaître le dénouement.

Bref, une déception.

A lire uniquement par les inconditionnels de Jonathan Kellerman et par ceux qui sont intéressés par les enfants à haut potentiel.

Publicité