Ne pleure plus

Joy Fielding

Traduit par Elisabeth Chaussin

383 pages

Pocket, 1997, Éditions Fixot, 1996

Fin de lecture 16 septembre 2020

Bonnie est une professeure d’anglais de trente-cinq ans, mariée à Rod et maman d’une petite Amanda de trois ans.

Bonnie a tout pour mener une vie heureuse dans la banlieue chic de Boston, mais l’ex-femme de Rod, Joan, alcoolique et passablement désagréable, l’appelle un matin pour la convier à un rendez-vous. Joan presse Bonnie de la voir, car elle et sa fille sont en danger.

Mais quand Bonnie arrive au lieu du rendez-vous, elle découvre le cadavre de Joan.

Suspectée, obligée de recueillir ses beaux-enfants Sam et Lauren qui la détestent, Bonnie cherche à comprendre qui avait intérêt à faire disparaître Joan. Elle mène son enquête car elle trouve que la police n’avance pas.

Confrontée à son propre passé, marqué par des relations familiales conflictuelles avec son père et son frère Nick, inquiète pour sa propre sécurité et celle d’Amanda, qui a été agressée à la crèche, Bonnie se sent acculée, d’autant que son physique la trahit à mesure que croît son angoisse.

Rod s’absente de plus en plus pour son travail, un de ses élèves, Hash, la menace régulièrement, Nick s’impose chez elle, ses beaux-enfants sont défiants et un mystérieux ami de Joan refuse de se confier à Bonnie.

Le tueur ne peut être que quelqu’un de proche, et tout l’art de Joy Fielding se déploie à nouveau dans ce thriller psychologique, pour faire tourner le lecteur en bourrique ! Même si le roman n’est pas écrit à la première personne du singulier, l’écriture fait que l’on se questionne au rythme des pensées et actions de Bonnie. Chaque protagoniste devient un potentiel assassin, et l’autrice fait monter la peur tandis que l’étau se resserre autour de la jeune femme, dont les nuits sont peuplées de cauchemars, et dont l’inconscient la conduit peu à peu à l’horrible vérité.

C’est une fois de plus un polar haletant, impossible à lâcher, tant on veut connaître le dénouement… et pour une fois, je m’étais trompée ! Enfin, pas sur tout… !

Citations

Bonnie « était seule sur le trottoir, un peu perdue, se demandant s’il existait quelqu’un pour lui tendre la main et lui faire retrouver sa sécurité. »

« Ces derniers temps, elle apprenait à ne rien prévoir. Rien, semblait-il, ne se déroulait jamais comme on l’attendait. Le comportement de chacun était imprévisible. »

« Alors qu’ils atteignaient le bout du couloir, elle comprit que, s’il lui arrivait quelque chose maintenant, nul ne saurait où elle était. Absolument personne ne saurait où elle avait disparu. (…) S’il lui arrivait quelque chose, personne ne saurait qui en était responsable. »

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