A pas de loup

Copie d’écran de l’exemplaire numérique ©️CF 17/01/2021

Isabelle Villain

256 pages

Éditions Taurnada, 14 janvier 2021

Fin de lecture 20 décembre 2020

Je remercie les Editions Taurnada de m’avoir transmis ce livre en format numérique dans le cadre d’un service presse.

Une communauté de personnes de tous horizons qui se sont regroupées pour vivre quasiment en autarcie, au sein du joli hameau de La Barberie, loin de la ville dans le magnifique paysage des Alpes-de-Haute-Provence. Des gens qui ont quitté leur vie de stress pour un havre de paix, qui s’entraident, au rythme des saisons, dans le respect de la nature.

Parmi eux, Rosalie, Philippe et Martin. Deux parents et leur petit garçon. Ils avaient tout pour être heureux, jusqu’à ce qu’un incident majeur intervienne en 2017. Depuis, Rosalie vit seule avec Martin. Mais deux ans plus tard, Martin est enlevé par son père.

En parallèle, s’engage un conflit très politique sur le devenir des loups qui s’attaquent aux troupeaux : doit-on les préserver ou au contraire les chasser ? Les esprits s’échauffent entre écologistes radicaux et éleveurs !

Mais voici que des gens sont frappés à mort, à différents endroits.

Quel rapport peut-il bien y avoir entre tous ces événements ?

Isabelle Villain dresse le portrait de gens ordinaires, dont l’unique but était de changer de vie, de se redécouvrir, de reprendre goût à la nature, de se laisser porter par elle. Mais ici comme ailleurs, l’équilibre est fragile, et finalement les brebis peuvent devenir des loups. Qui est le prédateur, qui est la proie ? A quel moment les bonnes intentions virent-elles au cauchemar ?

Avec en toile de fond les montagnes apaisantes, se dessine une terrible histoire, qui fait basculer de l’harmonie à l’horreur. Le rythme est soutenu, l’utilisation du présent de l’indicatif apporte du relief à cette narration.

Je suis ravie d’être entrée « à pas de loup » dans l’univers de cette auteure grâce à son septième roman. C’est un livre que j’ai lu rapidement tant il est accessible, mais qui se prolonge par diverses réflexions sur les conditions de vie actuelles, les enjeux écologiques et « le retour à la nature », et une question majeure : toute société peut-elle échapper à une structuration pour se maintenir en vie ?

« – (…) La Barberie est une sorte de carapace contre une société qui est toxique. Nous sommes déjà indépendants. Nous sommes armés pour nous défendre si jamais des ennemis veulent nous atteindre. La Barberie est une base de survie autonome. Nous sommes à l’abri. Certains surfent sur le business de l’effondrement et de la peur, mais nous n’avons rien à craindre.

⁃ C’est tout à fait exact. Vous êtes tous protégés tant que resterez ici avec nous. »

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