Rue de l’Atelier

Collectif

118 pages

Production ASBL « Escales des lettres » Édition limitée, printemps 2018 par les auteurs : Catherine Bertrand, Andrée Delem, Katia Delvaille, Jean-Michel Fraylich, Marie Liebert

Fin de lecture 24 septembre 2020

Au moment de rendre ce livre à mon amie Isabelle qui me l’a prêté, je m’aperçois que je n’ai pas écrit le moindre mot sur cette histoire collective, tant des écrivains que des habitants de la rue de l’Atelier. Or, j’ai aimé le résultat du travail des auteurs réalisé au cours d’un atelier d’écriture fin 2017 – début 2018.

C’est un court roman, dont chaque chapitre donne la voix à un habitant d’une petite rue, située dans une petite ville wallonne : ancien ou nouveau, veuf ou célibataire, en famille ou solitaire, chacun apporte sa vision de cette « rue sans issue [qui] n’est pas une impasse pour autant : elle mène à un petit parc ».

Les onze foyers répartis de chaque côté de la rue comportent notamment une grande bâtisse, ancienne mercerie que souhaite investir Marie-Lou pour la transformer en lieu de convivialité, dénommé « L’Atelier » : boissons, pâtisseries, concerts, expositions. Ce projet suscite de la part des habitants des réactions diverses, de l’hostilité à l’enthousiasme.

Le point d’orgue sera la pendaison de crémaillère : les invitations sont lancées, qui viendra ?

Mais derrière les murs, les apparences sont parfois trompeuses.

Tout en finesse et en délicatesse, autour du projet de Marie-Lou se dessinent ainsi les personnalités, les envies et les non-dits, les douleurs et les peines, la vie tout simplement. Et finalement, seul le chat qui se faufile dans la rue et dans les maisons pourrait bien témoigner de ce qui s’y passe réellement…

En quelques pages, on s’attache aux personnages, on les imagine dans cette rue qui leur appartient, qu’ils ont investie et qui les unit, quelquefois au-delà de leur volonté propre : une vraie réussite que cette écriture collective !

« Pendant des semaines, je me suis amusé du manège discret d’un chat gris souris, haut sur pattes et aux poils bien luisants. »

« Dans l’allée, le chat est assis sur la première marche, il sait. Les chats devinent toujours. »

« (…) le chat n’appartient à personne mais semble être chez lui partout. »

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