La terre des promesses

Merice Briffa

Traduction de Carole Delporte

534 pages

Presses de la Cité, et Editions France Loisirs, 2008

Fin de lecture 24 décembre 2021.

Chiné en donnerie, j’avais envie grâce à cet ouvrage de voyager en Australie et de me changer un peu les idées en sortant notamment de mes polars en cours.

En Cornouailles, au cœur du dix-neuvième siècle, la famille Collins travaille à la mine. Tandis que la riche famille Tremayne exploite son domaine.

Ce qui devait arriver arriva : Rodney, l’héritier de la riche famille s’éprend de Catherine, une des filles Collins. Meggan, la benjamine, les surprend et peine à cacher son lourd secret. Mésalliance impossible. Rupture. Pire encore. Car Meggan a vu le signe d’un malheur à venir, un lièvre blanc. Et a conquis pour toujours le cœur du frère adoptif de Rodney, Connor.

La famille Collins décide d’émigrer en Australie pour y exploiter d’autres filons que le charbon. Autre mine, autres mœurs. Mais la famille reste cependant soudée, malgré la tendance religieuse jusqu’au-boutiste adoptée par la mère Joséphine. Meggan veut chanter, c’est son rêve de toujours.

« J’avais un rêve quand on vivait en Cornouailles. Je voulais devenir une grande chanteuse. Aujourd’hui, ce rêve est bien loin. Pa, je voudrais faire quelque chose de ma vie, pas simplement rester à la maison avec Ma jusqu’à ce qu’un homme me demande en mariage. »

Mais elle doit le mettre entre parenthèses pour gagner sa vie. Nourrice de deux jeunes enfants, parfaitement intégrée dans sa famille d’adoption qui parfait son éducation, Meggan voit s’ouvrir devant elle des opportunités pour réaliser son rêve. Mais l’amour ne suffirait-il pas à son bonheur ?

Amours contrariées, superstitions, travail acharné, exploration d’un nouveau continent, tout est réuni dans ce premier roman addictif de Merice Briffa qui m’a rappelé les livres de Tamara McKinley. C’est intéressant du point de vue historique, sur les mœurs acceptées et acceptables entre le vieux continent et les colonies anglaises, les nouveaux arrivants et les aborigènes. Il se lit vite, sans grande surprise malgré des personnages assez touchants, et est donc très reposant !

Un deuxième tome, L’or du bout du monde, explore l’un des autres personnages marquants du livre, le frère de Meggan, Will. Bizarrement, il me semble que le résumé de l’histoire lu sur le net me dit quelque chose…. peut-être l’ai-je déjà lu !

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