Organigramme

Jacques Pons

384 pages

Hugo Thriller, 2018

« Créativité – Vision – Exécution »

Tels sont les maîtres-mots de la culture d’entreprise prônée par Angelo Bertani, PDG de la distinguée Maison de haute couture Louis Laigneau.

Mais hélas pour ses employés, un tueur en série assoiffé de vengeance les reprend à son compte, dans leur acception première !

Tout commence début décembre 2016, lors d’un séminaire d’entreprise déplacé à Marrakech : splendides jardin, hôtel luxueux et discours ampoulés cachent un drame.

De messages de menaces en mise en œuvre de celles-ci, les collaborateurs habitués aux mesquineries habituelles s’épient et se soupçonnent, dans la terreur grandissante : car tous l’ont compris, seule une personne de la maison peut commettre ces actes.

Yasmina, la dernière arrivée, recherche alors du soutien auprès d’anciens amis peu recommandables, ce qui va brouiller les pistes.

Le tueur dévoile peu à peu ses projets et ses raisons, au fil des chapitres qui lui sont consacrés, mais cela ne permet pas d’enlever de l’organigramme certains noms de suspects.

Du sommet de l’échelle (Angelo le PDG, Sophie la DRH et tout le comité de direction en passant par le chef de la sécurité Marek) jusqu’aux petites mains, tous sont concernés et potentiellement en danger.

Durant quinze jours, la terreur règne sur l’entreprise où peu à peu émergent les luttes de pouvoir.

Le lecteur se prend au jeu de cette terrible machination en forme de Cluedo géant, cochant les cases pour déterminer le coupable, tout en frémissant d’horreur.

Ce premier roman de Jacques Pons explore les relations abusives dans le monde du travail, les pressions toujours plus fortes dans un secteur concurrentiel, où les individus sont interchangeables et moins importants que la rentabilité de la marque.

C’est une vraie réussite, tant sur le plan de l’histoire dont le rythme va crescendo que des personnages dont l’attitude crée le doute : une fois plongée dedans, je n’ai pu le lâcher.

Coup de cœur !

(Tout cela ne me donne pas du tout envie de remettre les pieds au bureau lundi, et vous ? 😉)

Citations

« Souvenez-vous toujours de ces mots : l’action sans idéal n’est que perte de temps, mais la vision sans exécution n’est qu’hallucination. »

« Cette négation de l’individu au profit d’une organisation dont l’efficience écrase chacun des rouages.»

« L’organigramme. La hiérarchie. Le secret. Le dessein qui les dépasse mais qu’ils servent avec ardeur, soldats misérables d’une armée qui tourne en rond, trop occupée à contempler sa propre splendeur pour prendre conscience de sa décadente vanité. »

Animal

Sandrine Collette

283 pages

Éditions Denoël, 2019

Fin de lecture 11/01/2020

C’est à un voyage dans des pays mystérieux que nous convie Sandrine Collette. Du Népal au Kamtchatka, est-il possible d’échapper à son destin ?

Qui, de l’humain ou de l’animal, est vraiment le chasseur ?

C’est l’histoire de Mara qui sauve Nun et Nin d’une mort certaine, une histoire de renaissance et de misère, celle-ci les rattrapant malheureusement bien tôt. C’est l’histoire d’un déchirement, d’un sacrifice.

C’est bien plus tard l’histoire d’une jeune femme, Lior, obsédée par la traque d’un animal, qu’on découvre par le prisme de l’amour de son mari Henri, qui l’accompagne malgré son dégoût.

Tour à tour dans la peau de l’ours et dans celle de l’humain, le lecteur éprouve l’angoisse de la proie, l’excitation du chasseur, les odeurs, les sensations. Et la peur de la proie qui a survécu et qui revivra maintes et maintes fois ces moments où elle a failli y laisser, littéralement, sa peau.

C’est aussi l’histoire de personnages solitaires qui s’essayent à survivre, emplis des souvenirs de temps révolus.

J’ai aimé ce livre, mais j’ai voulu le finir assez rapidement car j’en avais compris trop vite le dénouement.

Si ce n’est pas un coup de cœur comme les précédents ouvrages que j’ai lus de l’autrice, j’y ai retrouvé sa magnifique écriture qui crée une ambiance si particulière que j’ai toujours du mal à passer ensuite à une autre lecture…

Citations

« Aucun d’eux ne voit plus le paysage, la lumière d’une beauté indicible sur les forêts qui muent, les ronds d’eau creusés à même la roche des volcans, les étranges sifflements des geysers cachés derrière ; juste ils marchent. Les arbres, les coulées de lave figée, parfois une trouée sur la vallée qui leur couperait le souffle s’ils avaient le temps, si leur esprit n’était pas accaparé par ce qui se passe devant eux et dont ils sont exclus tels mauvais élèves. »

« Le destin, ça tourne dans n’importe quel sens.

Le destin, cela vous endort comme si tout allait bien – pour mieux vous surprendre ensuite. »

Sous haute protection

David Baldacci

Traduction Francis K.

527 pages

Pocket, 1999

Fin de lecture 26/09/2019 (je rattrape mon retard de publication…)

Dans cet opus, qui ne fait pas partie d’une série, l’auteur raconte l’histoire d’une jeune femme, Faith, qui va trouver le FBI pour dénoncer les agissements de son patron et mentor Buchanan. Ce dernier est en effet un lobbyiste qui use de son influence auprès d’hommes politiques haut placés dans les instances de décision américaines, jusqu’à utiliser des méthodes de corruption très subtiles.

Mais Faith, placée sous protection de l’agent Brooke Reynolds, échappe à un assassinat qui provoque cependant la mort d’un autre agent du FBI, au moment de rejoindre une planque isolée. Faith ne doit sa survie qu’à l’intervention inopinée d’un détective privé, Lee Adams, avec lequel elle va devoir s’enfuir.

Mais ce Lee est-il commandité par le FBI ou la CIA pour en apprendre plus sur les secrets détenus par Faith ? Peut-elle vraiment lui faire confiance ?

De son côté, l’agent Reynolds doit absolument retrouver Faith, au risque de voir sa carrière prendre une vilaine tournure. Elle jongle entre son travail aux horaires élastiques, sa vie de maman de deux jeunes enfants en plein divorce et ses doutes sur la probité de ses collègues.

Guerre des services (CIA et FBI), complots, compromissions, chantages en tous genres, agents déterminés à conserver des pouvoirs perdus à la fin de la guerre froide, une jeune femme en perdition et un chevalier servant tout prêt à la sauver : combien j’aime me plonger dans les livres de David Baldacci ! Il nous retourne en permanence, ce qu’on croyait acquis ne l’est pas toujours. La seule difficulté d’appréhension dans cet ouvrage réside en la complexité des montages financiers opérés par Buchanan, quand on n’a pas suivi de cursus high level en lobbyisme !

Cette atmosphère bien particulière d’espionnage dont il entoure ses personnages attachants me ravit et me permet de passer de très bons moments d’évasion.

Citation

« Et ils avaient tous une seule et même idée derrière la tête : le pouvoir. Ils voulaient que vous le leur apportiez sur un plateau, avec des courbettes pour qu’ils puissent vous bouffer la laine sur le dos en vous jurant leur amitié. »

Le journal de Claire Cassidy

Elly Griffiths

Traduction de Elie Robert-Nicoud

445 pages

Hugo Thriller, 2020

Fin de lecture 30 décembre 2019.

Je remercie les Editions Hugo Thriller pour m’avoir adressé ce livre dans le cadre de la rentrée littéraire de janvier 2020. Il est en lice pour le prix Douglas Kennedy (du meilleur thriller étranger) 2020.

Claire Cassidy est professeure de littérature anglaise dans un collège du Sussex. Divorcée de Simon, qui a refait sa vie à Londres, et mère de Georgia, presque seize ans, Claire adore enseigner dans cet endroit qui a été marqué par la présence de R.M. Holland, enseignant dans ses murs au dix-neuvième siècle et auteur entre autres d’une nouvelle, « L’inconnu », qu’elle étudie avec ses élèves.

Et Claire s’essaye depuis plusieurs années à écrire une biographie de cet homme qui hante les couloirs du collège. Assez secrète, Claire tient un journal dans lequel elle consigne surtout ce qui l’énerve ou l’angoisse.

Et ce journal va être un élément essentiel dans l’enquête que commence à mener la police auprès des enseignants et élèves de Talgart High. En effet, Ella Elphick, professeur d’anglais et amie de Claire est retrouvée assassinée à son domicile. Une citation de L’inconnu est posée à côté d’elle. Et Claire découvre dans son journal intime une phrase qu’elle n’a pas écrite.

Suspectée puis protégée par la police, Claire va collaborer avec l’inspectrice Harbinder Kaur, d’autant que d’autres agressions s’ensuivent.

J’ai aimé ce livre pour de multiples raisons.

En premier lieu, pour l’univers littéraire en fond de l’histoire, et les nombreuses références parsemées tout au long du livre.

En second lieu, pour les personnages féminins attachants, qui racontent leur version de l’histoire, chacune à sa manière, la jeune Georgia, l’inspectrice Harbinder, et Claire, bien sûr, qui essaye de s’extraire d’une situation qui la dépasse.

L’atmosphère qui se dégage de cette ville, de ce collège, la persistance d’un secret qui entoure l’ancien propriétaire concourent à donner une ambiance très particulière.

Et puis, il y a ce twist que je n’avais absolument pas vu venir… j’ai eu beau chercher les coupables potentiels, je me suis faite avoir complètement par l’autrice !

Et c’est donc un de mes coups de cœur de 2019, qui m’a donné envie de découvrir d’autres ouvrages de cette écrivaine.

Citations

« On peut se débarrasser des animaux, dis-je. Souvent, les auteurs les tuent pour créer une tension. Ce n’est pas aussi fort que lorsqu’on tue un être humain, mais ça peut être très troublant. »

« Mes rideaux sont légèrement ouverts et je vois la lune très au-dessus de la vieille usine, elle illumine les fenêtres brisées et les tours fantomatiques. »

« (…). La police parle parfois de distanciation, la théorie étant qu’il est plus facile de tuer à l’arme à feu qu’à l’arme blanche parce qu’on peut se distancier de sa victime. Songez aux attaques de drones. Je suis sûr que les opérateurs n’ont pas l’impression d’être des tueurs et pourtant ils le sont. »

Malfosse

Auteurs multiples, par ordre alphabétique : Patrick Baud, Stéphane Bourgoin, Jérôme Camut, Christian Carayon, Elise Costa, Nathalie Hug, Ingrid Desjours, Sophie Loubière, Anne-Sophie Martin, Gipsy Paladini, Laurent Scalese, Cédric Sire, Franck Thilliez

Série audio en 12 épisodes

Audible Original, 2019

Abandon de lecture (80 %) 19/01/2020

Un préalable : j’aime les livres audio. J’apprécie de découvrir via l’écoute une histoire romantique, policière ou un document. J’ai passé de très bons moments en voiture ou en accomplissant des tâches quotidiennes grâce au talent des acteurs ou auteurs qui lisent ces textes. Je suis même abonnée à un site de téléchargement de livres audio.

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir une série audio (Dernière terre), mais complète, à l’issue de sa diffusion et j’avais beaucoup aimé.

J’avais déjà lu et apprécié certains des auteurs impliqués dans cette opération.

C’est donc dire que j’ai un a priori très positif face à ce média et que c’est pour ces raisons que j’ai répondu favorablement à la proposition de Babelio et Audible, que je remercie, d’écouter et de chroniquer Malfosse. D’autant qu’une histoire policière contée par des auteurs divers m’intéressait fortement.

Hélas, je suis passée à côté. Pour de multiples raisons.

Ce qui m’a plu, c’est le jeu d’acteurs : chaque voix correspond à un personnage. Le début était attractif : en 2019, un journaliste, Thomas Loreau, vient enquêter dans la ville de Malfosse qui a connu des meurtres non élucidés en 1948 et 1949. Le corps sans vie du journaliste est retrouvé. Le mystère s’épaissit : qui avait intérêt à le faire disparaître, et pourquoi ? D’autres journalistes et des gendarmes enquêtent, autour des discussions des villageois qui semblent en savoir plus qu’il n’y parait.

Et c’est là que cela se gâte pour moi. Car je ne m’attendais pas à découvrir une série axée sur un pacte avec le diable, des messes noires, … C’est très exactement le genre littéraire que je fuis, car cela me met mal à l’aise. Qu’on y fasse allusion, soit. Qu’on y assiste, ce n’est plus possible. Aller-retour entre aujourd’hui, le dix-septième siècle et les années d’après-guerre, tout tourne autour de ce sujet. (Mais paradoxalement l’épisode avec Nathaniel est celui qui m’a semblé le plus abouti !).

J’ai donc interrompu mon écoute, essayé de la reprendre à autre épisode pour arriver tout de même jusqu’à la fin. Mais j’ai définitivement arrêté après une énième scène où les protagonistes se repaissent de sang sacrificiel au cours d’une réunion… à la mairie !

Outre l’histoire, ce qui m’a gênée était le côté « série ». En effet, l’écoute d’un épisode hebdomadaire ne m’a pas permis de reconnaître tous les personnages. C’est pour cela que j’ai à un moment essayé d’écouter deux épisodes d’affilée.

Mais ici, c’est le manque de cohérence et l’inégalité d’écriture entre les différentes histoires qui se superposent qui m’ont dérangée.

J’ai appris très récemment qu’il y avait autour de l’histoire des « produits dérivés », avec enquête parallèle sur les réseaux sociaux, mais je ne pense pas que cela aurait changé mon avis sur ce projet.

Pour finir sur une note positive, je continue à trouver l’idée de l’écriture chorale intéressante, et cette série me conforte dans mes choix de thématiques de lecture et dans l’idée de pouvoir les écouter à mon rythme.

D’ailleurs, je vais de ce doigt télécharger immédiatement un nouveau livre audio !

Horrora borealis

Nicolas Feuz

282 pages

Slatkine et Cie, 2018, Le Livre de Poche, 2019

Fin de lecture : 31 décembre 2019

Un festival de musique à Neuchâtel.

Un week-end de vacances en Laponie.

Les deux sont sanglants. Les deux sont marqués par la violence. Une violence qui semble fortuite, quand l’autre est délibérée.

Un point commun : Walker. Il se trouve au cœur des deux théâtres dramatiques mis en place avec maestria par Nicolas Feuz.

Mais qui est-il ? Pourquoi cet homme a-t-il pris un otage sur la scène où quelques minutes auparavant se produisait un chanteur ? Les souvenirs de la Laponie semblent le hanter, mais surtout parce qu’il n’en conserve que des bribes.

Un négociateur, le commissaire Marc Boileau, est dépêché pour comprendre les motivations de Walker… et les dévoiler au lecteur.

Et je m’arrête ici. Car il ne faut rien ajouter sur l’histoire, dont un seul élément m’était apparu relativement vite. La construction du roman alternant passé et présent est faite pour étonner le lecteur et lui permettre de suivre le cheminement de reconstitution des souvenirs de Walker et de sa compréhension par Beaulieu.

Et c’est parfaitement réussi.

Malgré la violence omniprésente, Nicolas Feuz réussit à toucher le lecteur avec des personnages attachants – pas tous, pas tous ! – dont Boileau, cet homme à bout de forces, hanté par les fantômes des personnes décédées qu’il a « croisées » au cours de sa carrière, et par le drame personnel qu’il vit.

La sensation de huis-clos est omniprésente alors même que l’on se trouve, d’une part, au milieu d’une étendue glacée, et d’autre part, sur une scène en plein air sur les rives du lac de Neuchâtel. Tandis que les paysages renvoient une image apaisante, le déchaînement de violence rend l’atmosphère angoissante et le sentiment d’oppression se propage au fil des récits, grâce aux descriptions acérées qui permettent de les visualiser sans peine.

Cela a concouru à m’amener à lire ce livre d’une traite, tant je voulais savoir le fin mot de l’histoire.

Je propose enfin une mention spéciale à la dernière scène du roman, d’où se dégage, telle une respiration après tant de noirceur, tout l’humour du Procureur Feuz !

Dernier livre lu en 2019, évidemment un coup de cœur.

Citations

« Les morts étaient un peu ses enfants, ceux qu’il n’avait jamais eus. Ils vivaient toujours à ses côtés, où qu’il aille. Ils ne le jugeaient pas et n’attendaient rien de lui. En revanche, lui se demandait toujours ce qu’il aurait pu faire de plus pour eux et leur famille, dans le cadre – et en marge – des enquêtes qu’il avait menées. »

« Le soleil qui se reflétait dans la neige conférait aux arbres et au paysage des allures de conte de fées.

C’était la nature à l’état brut, sur laquelle l’action de l’homme n’avait eu qu’une emprise très limitée. »

Sauf

Hervé Commère

269 pages

Éditions Fleuve, 2018

Fin de lecture : 2 janvier 2020

1976 : Mat a 6 ans quand il perd ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Recueilli par la soeur de son père et son mari, il se démène pour faire face à cette immense perte.

2018 : Mat est brocanteur, heureusement marié avec Anna et beau-père de la jeune Laurie.

Le passé ressurgit brusquement sous la forme d’un album photo déposé au dépôt-vente par une mystérieuse femme.

Les portes du dépôt sont forcées, rien n’est volé mais en parallèle la maison de Mat et Anna est incendiée en totalité.

La police restant impuissante, Mat en quête sur les lieux de son enfance, et grâce à l’aide de ses précieux et étonnants collaborateurs, Mylène et Gary, et à l’amour inconditionnel d’Anna, va mettre au jour l’histoire incroyable qui a terni sa vie de petit garçon.

Premier livre de l’auteur que je lis, j’ai apprécié son écriture fluide, qui m’a plongée directement dans l’histoire. J’ai bien aimé la description des émotions ressenties par cet homme mûr qui évoque la perte de ses parents et le vide qu’elle a laissé dans sa vie et dans celles de ses proches. J’ai aimé aussi les personnages secondaires, si différents d’apparence, marqués également par leur milieu social, et dont l’attachement à leur patron se témoigne en retour de ce qu’il a fait pour eux.

La relation entre Mat et Anna, pleine d’amour et de fantaisie, offre un contrepoids et une respiration bienvenue au milieu de la violence des actes dépeints tout au long du livre.

L’histoire est celle des passions qui animent les êtres humains, celles qui font commettre le pire ou le meilleur, et l’auteur s’en est emparé pour écrire un roman noir et violent difficile à lâcher, à la fois empreint de nostalgie et haletant.

Mon premier livre de 2020, et un premier coup de cœur !

Citations

« Ces deux-là là s’adorent autant qu’ils s’intriguent. Ils sont aux deux opposés d’une même courbe, celle de la hiérarchie sociale, pour laquelle ils éprouvent tous les deux une grande indifférence, si ce n’est un profond mépris. Je crois que c’est la raison pour laquelle ils sont l’un et l’autre très bons dans le métier que nous exerçons. Chaque client est un territoire vierge dans lequel aucun drapeau n’a jamais été planté. »

« On ne règle rien en courant plus vite ou en parlant plus fort, on ne fait rien taire, et ce qu’on enfouit ressort toujours. »